Au Cap-Vert, Zé, un petit garçon de dix ans, chante la chanson du bagne de Tarrafal accompagné de son accordéon. Evocation de l'histoire des détenus de la dictature portugaise. Des illustrations poétiques et pleines de mystères d'Antonina Novarèse. Livre sélectionné par le Grand Narbonne 2019.
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Un jour le gouvernement capverdien, la mission française de coopération et Radio France lui confièrent la mission d’enregistrer les musiques traditionnelles des neuf îles habitées, pour constituer les archives sonores du pays. C’est à cette occasion qu’il entendit pour la première fois la chanson du bagne de Tarrafal : une prison où étaient jetés ceux qui réclamaient la liberté à l’époque où le Portugal et ses colonies, dont le Cap-vert, subissaient une terrible dictature. Cette chanson alertait le monde sur l’existence des tortures qui y étaient pratiquées ; elle fut interdite et son auteur enfermé dans la forteresse. Pour ne pas oublier et pour transmettre aux enfants l’importance capitale de la liberté d’expression, une richesse à défendre à tout prix, toute sa vie, l’auteur a écrit ce conte.
Voici l’histoire :
Zé vit au Cap-Vert, seul avec son grand-père
Ses parents ont fui la sécheresse et la misère
A dix ans, Zé fait danser les gens des nuits entières
A l’accordéon, on dit qu’il est hors pair
En revanche, son école est plus que particulière
C’est une ancienne prison dont le portail reste ouvert
Les élèves y étudient tant que le soleil les éclaire
40 pages en couleurs
format 13 x 19 cm
L’auteur
Née sous le ciel d'Ukraine, Antonina Novarèse tisse depuis toujours un lien indéfectible entre les lignes d'un texte et la magie des formes. Diplômée de la prestigieuse Académie nationale des Beaux-Arts de Kiev, puis majeure en conception graphique à l’Académie d'arts de Lviv, elle a choisi la France pour y ancrer son univers graphique et sa sensibilité poétique.
Illustratrice, peintre et autrice, Antonina n'effleure pas seulement le papier : elle lui donne une âme. Son art de l’aquarelle, subtil et teinté de mystère, saisit l’invisible pour le rendre accessible au regard des plus jeunes comme des adultes. Sa signature visuelle se distingue par une profonde délicatesse, capable de traduire aussi bien la douceur de l'enfance que la force de l'Histoire.
Cette dualité et cette profondeur illuminent le catalogue de Tertium Éditions à travers deux collaborations marquantes :
- Dans « La chanson interdite du bagne de Tarrafal » (texte de Jean-Yves Loude), ses pinceaux s'emparent de la mémoire et de l'exil pour offrir des illustrations vibrantes, chargées d'une douce mélancolie.
- Dans « Contes indiens… du petit peuple du ciel » (texte de Michel Piquemal), elle déploie toute la poésie de sa palette pour magnifier les légendes Cherokee, Lakota et Iroquois, capturant le souffle de la nature avec une grâce rare.
Qu'elle explore les mythes anciens ou qu'elle accompagne des récits d'émancipation, Antonina Novarèse invite le lecteur à suspendre le temps. Entrer dans ses images, c’est s’offrir un voyage suspendu entre rêve et poésie.