de Gilles Lades
Cet ouvrage présente les auteurs de langue française et occitane sur la longue durée (des Troubadours au 20ème siècle) proposant une mise en relation des oeuvres et d'un lieu, pour un dialogue ininterrompu.
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Le Quercy, dont les limites ont peu varié depuis l’Antiquité, est un des pays de France sur lesquels le Temps ne semble pas avoir de prise : son âpre relief, ses vastes bois de chênes, ses vallées lumineuses bordées de falaises conservent et soulignent la trace de l’homme. Il n’est donc pas étonnant que le Quercy soit ressenti, selon la parole de Pierre Dhainaut, comme un “pays de rémanence”, qui génère des impressions durables. Beaucoup, s’étant éloignés, ont gardé son image au cœur ; ce fut le cas pour le troubadour Uc de Saint-Cirq, pour Clément Marot, plus récemment pour Yves Bonnefoy, dont l’œuvre se fonde largement sur ses étés d’enfance à Saint-Pierre Toirac, ou encore pour Jean Malrieu qui, à Marseille, pensait ardemment aux gorges de l’Aveyron. Cet ouvrage présente les auteurs de langue française et occitane sur la longue durée (des Troubadours au 20ème siècle) proposant une mise en relation des œuvres et d’un lieu, pour un dialogue ininterrompu.
Gilles Lades passe son enfance et son adolescence à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), sans rompre le lien avec ses origines lotoises.
Sur fond de nostalgie, il s'y est forgé un attachement particulier pour les paysages du Quercy, désormais intériorisés.
Il effectue des études de Lettres Supérieures à Toulouse, puis de Lettres Classiques à l'Université de cette même ville. Il sera successivement professeur de Lettres en Moselle, à Orléans, puis dans le Lot à partir du début des années 1980[1]. Ses premiers poèmes reçoivent les encouragements de Jean Malrieu et de Joseph Delteil.
Malgré un premier recueil (Lames de fond, Millas-Martin, 1977) et une pièce de théâtre (Tout autour du silence, 1978), sa quête se poursuit dans la solitude, jusqu'en 1983 où il rejoint la revue Encres Vives, dirigée par Michel Cosem. Il a beaucoup voyagé en Europe, notamment en Italie, à la recherche des sites et des lieux, mais aussi du génie de chaque culture (Carnets d'Europe).
Il a participé aux activités de l'association Escalasud (colloque des poètes du Sud).
Membre des comités de rédaction des revues Encres Vives et Friches, il cultive une approche critique à travers la rédaction de notes de lecture et d'études sur ses contemporains.